Le journal
// Décryptage··832 mots

Les agences de recrutement polluent ton fil. Et toi, tu fais pareil avec tes prospects.

Un fondateur dénonce le spam des agences de recrutement sur les réseaux pro. Mais la vraie question, c'est : est-ce que ton propre contenu vaut mieux que le leur ?

Les agences de recrutement polluent ton fil. Et toi, tu fais pareil avec tes prospects.

Le constat qui pique

Un fondateur résumait le problème en une phrase : "Du spam pur, de la collecte de données, et des annonces bidon avec des salaires inventés." Il parlait des agences de recrutement qui squattent les plateformes professionnelles. Celles qui publient des offres fantômes pour récupérer des CV, qui ne répondent jamais, et qui font exactement le travail que la plateforme elle-même est censée accomplir.

Son argument tient la route. Pourquoi payer un intermédiaire quand l'outil natif fait le boulot ? Pourquoi tolérer des acteurs dont la seule valeur ajoutée, c'est du bruit ?

Mais ce constat, il ne concerne pas que le recrutement. Il te concerne toi, fondateur, créateur, indépendant. Directement.

Tu es peut-être le spam de quelqu'un d'autre

Relis la critique de ce fondateur et remplace "agence de recrutement" par "consultant qui publie sur les réseaux pro". Ça donne quoi ?

Du contenu générique. Des promesses vagues. Des posts qui ressemblent à tous les autres. Des messages privés envoyés à la chaîne sans aucune personnalisation. Des "lead magnets" qui n'apportent rien. Des faux témoignages ou des chiffres sortis de nulle part.

Si ton audience scrolle ton contenu avec le même agacement qu'un candidat qui reçoit sa dixième fausse offre d'emploi de la semaine, tu as un problème. Pas un problème de reach, pas un problème d'algorithme. Un problème de valeur.

Le fondateur qui a posté ce coup de gueule met le doigt sur un truc fondamental : quand un acteur ne crée aucune valeur dans l'écosystème, les gens finissent par demander sa suppression. Littéralement. Ils veulent que la plateforme les vire.

Est-ce que tes prospects pensent la même chose de toi quand ils voient ton nom apparaître ?

La vraie leçon : l'intermédiaire inutile se fait dégager

Ce que ce fondateur décrit, c'est la mort programmée de l'intermédiaire qui n'apporte rien. L'agence de recrutement qui spamme des annonces bidon, elle ne recrute pas. Elle fait semblant de recruter pour collecter des données. Elle occupe l'espace sans rien produire.

Dans le monde du contenu B2B, c'est exactement la même mécanique. Trois exemples concrets.

Premier cas. Un indépendant en conseil publie trois posts par semaine qui commencent tous par "Dans mon expérience..." suivi d'un conseil qu'on trouve dans n'importe quel article générique. Personne ne le contacte. Il pense que c'est un problème de fréquence. C'est un problème de substance. Il est l'équivalent de l'annonce bidon : il occupe l'espace, il ne délivre rien.

Deuxième cas. Une fondatrice d'agence partage des études de cas réelles, avec les vrais chiffres, les vrais blocages, les vraies solutions. Pas de jargon, pas de faux suspense. Juste le terrain. Elle reçoit des messages de prospects qui disent "j'ai l'impression que tu parles de ma boîte". Elle n'a pas besoin de spammer des DM. Son contenu fait le travail de prospection à sa place.

Troisième cas. Un créateur envoie une newsletter quotidienne à 200 personnes. Chaque édition contient une idée qu'il a testée lui-même, avec le résultat brut. Pas de lissage, pas de storytelling forcé. En six mois, il a signé plus de clients par réponse à sa newsletter que par tout le reste de sa prospection combinée.

La différence entre ces trois profils, c'est la même qu'entre l'agence de recrutement fantôme et un recruteur qui connaît vraiment ton secteur et qui t'appelle avec une offre qui te correspond. L'un crée de la valeur, l'autre crée du bruit.

Ton contenu est ton recruteur

Le parallèle va plus loin que tu ne crois. L'agence de recrutement bidon fait exactement ce que font 90% des fondateurs sur les réseaux pro : elle utilise la plateforme comme un mégaphone, pas comme un outil de connexion.

Publier pour publier, c'est du spam. Publier pour montrer ce que tu sais faire, comment tu réfléchis, quels résultats tu obtiens, c'est de la prospection intelligente.

La question n'est pas "comment je publie plus". La question c'est "est-ce que chaque pièce de contenu que je publie ferait dire à mon prospect idéal : ce type comprend mon problème" ?

Quand ton contenu atteint ce niveau, tu n'as plus besoin de chasser. Les gens viennent. Pas parce que tu as hacké un algorithme, mais parce que tu as prouvé ta compétence en public, de manière répétée, sur un temps long.

C'est ça, la machine. Pas un outil magique. Un système où chaque publication travaille pour toi même quand tu dors. Où ton fil n'est pas du bruit mais un portefeuille de preuves vivant.

La question qui reste

Si demain, ta cible pouvait voter pour "supprimer" certains créateurs de son fil, comme ce fondateur veut supprimer les agences de recrutement bidon, est-ce qu'elle te garderait ?

Si la réponse n'est pas un oui immédiat, c'est là qu'il faut bosser. Pas sur la fréquence. Pas sur le format. Sur la valeur de ce que tu mets dans le monde.

Moi c'est Jeremy. Tu es bon. Tes prospects ne le savent pas encore.


Plus sur la machine de contenu dans Le Journal.

// Sources

Synthèse de retours et discussions terrain (anonymisés).

// La lettre Nuvo Reach

Ce genre d'analyse, chaque semaine.

La lettre d'opérateur Nuvo Reach. Ce qui marche, ce qui casse, ce qu'on change. Désinscription en un clic.

// Désinscription en un clic · Pas de spam

// Guide gratuit

Le système 13 plateformes — une production, 143 publications par semaine

Le PDF →