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Le PR en early-stage : pourquoi tu devrais le faire toi-meme avant de deleguer

Une experte en relations presse explique pourquoi les fondateurs ont interet a gerer leur PR eux-memes au debut. Commentaire terrain pour ceux qui construisent leur machine de contenu.

Le PR en early-stage : pourquoi tu devrais le faire toi-meme avant de deleguer

Le conseil qui va a contre-courant

Dans un podcast entre fondateurs, une experte en relations presse lance une idee qui derange : au debut, fais ton PR toi-meme. Ne delegue pas. Ne prends pas d'agence. Apprends a pitcher, a raconter ton histoire, a comprendre ce qui interesse les journalistes.

Son argument tient en une phrase : personne ne connait ton histoire mieux que toi, et personne ne saura la vendre tant que tu ne sais pas la formuler clairement.

Pourquoi c'est juste - et pourquoi ca va plus loin que le PR

Ce conseil, je le trouve partiellement vrai. Partiellement, parce qu'il s'arrete a mi-chemin.

Oui, un fondateur doit savoir raconter son histoire. Oui, deleguer trop tot a une agence revient a payer quelqu'un pour deviner ce que tu n'as pas encore clarifie. Mais le vrai sujet n'est pas le PR. Le vrai sujet, c'est ta capacite a formuler un message qui attire.

Quand tu fais ton PR toi-meme, tu apprends trois choses. D'abord, tu decouvres ce qui accroche et ce qui tombe a plat. Ensuite, tu comprends que chaque media a son angle, sa cible, son format. Enfin, tu realises que pitcher un journaliste et pitcher un prospect, c'est le meme muscle.

Et ce muscle-la, c'est celui qui construit ta machine de contenu.

Le PR comme entrainement a la machine de contenu

L'experte le dit bien : "il faut etre reflechi dans ses pitchs". Traduction terrain : chaque pitch est un test de message. Tu envoies, tu observes la reaction, tu ajustes. C'est exactement ce que tu fais quand tu publies sur LinkedIn tous les jours. C'est exactement ce que tu fais quand tu testes des accroches dans ta newsletter.

Premier exemple concret. Un fondateur qui fait son PR lui-meme pendant trois mois accumule une bibliotheque de formulations testees. Il sait quelles phrases declenchent un "oui je veux en savoir plus" et lesquelles tombent dans le vide. Cette bibliotheque, il la reutilise partout : landing page, posts, emails de prospection.

Deuxieme exemple. Quand tu pitches un journaliste, tu dois repondre a une question simple : pourquoi maintenant, pourquoi toi, pourquoi ca interesse mon audience ? C'est la meme question que se pose ton prospect quand il lit ton contenu. Si tu sais y repondre pour un journaliste, tu sais y repondre pour un client.

Troisieme exemple. Le PR DIY t'oblige a identifier tes angles uniques. Pas ton produit, pas tes features - ton angle. L'histoire que toi seul peux raconter. Et cet angle, c'est exactement ce qui differencie ton contenu de celui de tous les autres fondateurs qui publient des posts generiques generes a la chaine.

La ou le conseil s'arrete trop tot

Le probleme avec le conseil "fais ton PR toi-meme", c'est qu'il reste dans le monde du PR classique. Obtenir un article dans un media. Avoir une mention. Decrocher une interview.

Mais en 2026, le PR classique est un canal parmi d'autres - et rarement le plus rentable pour un fondateur en early-stage. Ce qui rapporte, c'est de construire ton propre canal de distribution. Ta newsletter. Ta presence LinkedIn. Ta chaine video. Ton pipeline de contenu qui tourne sans que tu supplies un journaliste de parler de toi.

Le vrai message derriere ce conseil, une fois traduit pour notre monde : ne delegue pas la formulation de ton message. Jamais. Meme quand tu as une equipe, meme quand tu as une agence, le message fondateur doit sortir de toi. Parce que c'est ce message qui alimente ta machine.

Et ta machine, c'est elle qui attire. Pas un article presse qui sort une fois et disparait.

Le systeme derriere

Ce que j'en retiens pour toi qui lis ca : le PR n'est pas une fin, c'est un exercice. Un exercice de clarte. Un exercice de formulation. Un exercice de repetition.

Si tu n'es pas capable de pitcher ton histoire en trois phrases a un journaliste, tu n'es pas capable de la pitcher en trois phrases a un prospect. Et si tu ne sais pas pitcher un prospect, ta machine de contenu tourne dans le vide.

Alors oui, fais-le toi-meme. Mais pas pour decrocher un article. Fais-le pour affuter ton message. Fais-le pour savoir exactement quoi dire quand tu publies. Fais-le pour que chaque contenu que tu produis soit un pitch qui travaille pour toi 24h sur 24.

Ta capacite a attirer des clients, c'est ton ascenseur social. Et cette capacite commence par une chose : savoir raconter ton histoire mieux que n'importe qui d'autre.

Question pour toi : est-ce que tu serais capable, la maintenant, de pitcher ton activite en trois phrases a quelqu'un qui ne te connait pas - sans parler de ton produit ?


Plus sur la machine de contenu dans Le Journal.

// Sources

Synthèse de retours et discussions terrain (anonymisés).

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