Le mot que tu utilises pour te définir façonne tes clients
Un créateur partage récemment son malaise quand il voit son audience utiliser un terme clinique plutôt que le mot direct pour décrire la même réalité. Son argument : « Des expressions qui éloignent le statut de personne de son humanité peuvent être assez nuisibles. »
Il parle de son domaine. Mais la mécanique s'applique à toi qui vends ton expertise.
Le langage clinique te met à distance de tes clients
Quand tu te présentes avec des termes sanitisés - « consultant en stratégie digitale », « expert en transformation », « prestataire de services » - tu fais exactement ce que décrit ce créateur. Tu mets une couche de protection entre toi et ce que tu fais vraiment.
Le problème : tes prospects sentent cette distance. Ils ne savent plus ce que tu fais concrètement. Ils ne savent plus pourquoi toi plutôt qu'un autre.
Le créateur en question a découvert une communauté qui revendique le mot direct, sans filtre. Cette communauté performe mieux dans sa communication parce qu'elle ne perd pas d'énergie à expliquer ce que le terme clinique cache.
Toi pareil. Si tu passes 30 secondes à expliquer ce que signifie ton titre LinkedIn, tu as déjà perdu.
Ceux qui ne vivent pas ta réalité choisissent les mots à ta place
Le créateur observe que les organisations qui promeuvent le langage distant ne sont généralement pas dirigées par les personnes concernées. Ce sont des tiers - des cliniciens, des structures - qui décident comment nommer les choses.
Dans ton métier, c'est pareil. Les agences, les influenceurs du secteur, les formations te disent comment te présenter. « Dis que tu fais du growth. » « Appelle-toi consultant. » « Mets digital dans ton titre. »
Mais ces gens ne vivent pas ta réalité. Ils ne savent pas ce que tu fais le matin quand tu ouvres ton ordi. Ils ne savent pas quels problèmes tu résous.
Le créateur a trouvé son langage en lisant des livres écrits par des gens comme lui. Pas par des observateurs extérieurs. C'est là qu'il a trouvé le mot qui colle.
Toi, où tu trouves le tien ? Dans les posts LinkedIn des autres ? Ou dans ce que tes clients disent quand ils te recommandent ?
Trois tests pour savoir si ton mot est le bon
Premier test : est-ce que tu peux le dire à voix haute devant un inconnu sans avoir besoin d'ajouter une explication ? Si tu dis « je suis freelance en création de contenu » et que tu dois immédiatement préciser « mais en fait je fais surtout des newsletters pour des SaaS B2B », ton mot est mauvais.
Deuxième test : est-ce que c'est le mot que TU choisirais si personne ne te regardait ? Le créateur note qu'il n'a jamais eu à se décrire lui-même avec le terme clinique parce qu'il a découvert le sujet via des gens qui utilisaient le mot direct. Si tu utilisais un autre mot quand tu parles avec un ami, c'est que ton mot public est un masque.
Troisième test : est-ce que le mot attire les bons clients ou les mauvais ? Un terme trop large attire tout le monde, donc personne de qualifié. Un terme trop clinique attire les gens qui cherchent une case à cocher, pas une solution à leur problème.
Le mot direct fait peur parce qu'il engage
Le créateur explique que certains préfèrent le langage distant parce qu'ils « ne veulent pas que les personnes soient définies par » ce qu'elles sont. C'est une peur de l'engagement.
Dans ton cas : tu as peut-être peur de dire « je fais des sites web » parce que ça te semble réducteur. Tu préfères « architecte d'expériences digitales ». Mais ce faisant, tu te caches.
Le mot direct engage. Il dit ce que tu fais. Il permet au prospect de savoir en deux secondes si tu es la bonne personne.
Le mot clinique protège. Il te laisse une porte de sortie. Mais cette porte de sortie, c'est aussi celle par où tes clients potentiels s'échappent.
Ta capacité à attirer des clients dépend de ta clarté
Le créateur a mis dix ans à comprendre que le mot direct n'était pas une insulte mais une revendication. Toi, tu n'as pas dix ans.
Si ton positionnement est flou, tes clients le sont aussi. Si ton langage est distant, tes relations le sont aussi. Si tu utilises les mots que les autres ont choisis pour toi, tu attires les clients que les autres t'envoient - pas ceux que tu veux.
Ta capacité à attirer des clients, c'est ton ascenseur social. Et cet ascenseur démarre par le mot que tu utilises pour te présenter.
La question à te poser maintenant
Si tu devais décrire ce que tu fais en un seul mot - pas un titre, pas une phrase, un mot - lequel choisirais-tu ?
Et est-ce que ce mot apparaît quelque part dans ta bio, ton site, tes messages de prospection ?
Si la réponse est non, tu as trouvé ton premier chantier.
Plus sur le pipeline B2B dans Le Journal.